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vendredi 08
novembre 2002 - 22h35
CITES
- Rejet
de propositions du Japon pour commercialiser 2 espèces de baleines
SANTIAGO (AFP)
- Deux propositions du Japon visant à lever l'interdiction de
vente de produits à base de deux espèces de baleines ont été rejetées
vendredi à la 12ème conférence de la CITES sur la faune et la
flore menacées se déroulant à Santiago.
Les pays membres
du Comité I ont rejeté les deux propositions par un vote secret
et ont confirmé le maintien de l'interdiction de la commercialisation
de produits provenant de la baleine Minke, un rorqual de l'hémisphère
nord, et du rorqual de Bryde du nord du Pacifique.
La décision du
comité doit cependant être entérinée en séance plénière des 160
pays membres de la Convention sur le commerce international des
espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).
Evoquant le premier
vote sur la baleine Minke, alors que celui sur la baleine de Bryde
n'était pas encore finalisé, le président du Comité, David Morgan,
a déclaré à la presse que le vote du Comité devrait être confirmé
lors des sessions plénières, jeudi et vendredi prochains.
"Il est très inhabituel
que le cours d'un vote soit modifié dans cette instance", avait-il
ajouté. En présentant ses propositions mardi, le Japon avait affirmé
que ces deux espèces de baleines "ne sont pas en danger" et qu'elles
ne devaient pas rester sur la liste des espèces menacées.
"Toutes les espèces
de baleines ne sont pas en danger et beaucoup d'espèces sont abondantes",
a déclaré jeudi à l'AFP Shuya Nakatsuka, chef de l'agence des
pêches du ministère japonais de l'Agriculture.
"La position du
Japon à la CITES est que quelque chose qui est suffisamment abondant
pour être utilisé de façon durable, doit l'être si tel est le
voeu d'un pays", avait-elle ajouté, réitérant que son pays ne
tentait pas, comme certaines organisation non gouvernementale
l'affirment, de contourner le moratoire sur la chasse à la baleine,
instauré en 1986.
Quelque 2.000 experts
participent à la conférence de Santiago, ouverte dimanche et devant
se prolonger jusqu'au 15 novembre, après une pause samedi et dimanche
prochains.
Ils examinent une
soixantaine de propositions destinées à gérer un marché complexe
et lucratif, allant des éléphants aux orchidées, en passant par
les baleines, les hippocampes, des oiseaux, des reptiles ou l'acajou.
La CITES, ou Convention
de Washington, signée en 1973, est un outil de réglementation
commerciale répertoriant les différents animaux ou végétaux dans
trois catégories (sous forme d'annexes), en fonction du danger
que leur vente ferait peser sur leur survie.
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