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vendredi 08
novembre 2002 - 21h30
CITES
- Rejet
d'une proposition du Japon pour commercialiser la baleine Minke
SANTIAGO (AFP)
- Une proposition du Japon visant à lever l'interdiction de
vente de produits à base de baleine Minke a été rejetée vendredi
à la 12ème conférence de la CITES sur la faune et la flore menacées
se déroulant à Santiago.
Les pays membres
du Comité I, chargé d'examiner la proposition, ont rejeté par
un vote secret la demande du Japon et ont confirmé le maintien
de l'interdiction de la commercialisation de cette espèce de cétacé,
un rorqual de l'hémisphère nord.
La décision du
comité doit cependant être entérinée en séance plénière des 160
pays membres de la Convention sur le commerce international des
espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES).
"Le commerce de
la baleine Minke n'a pas été permis à la CITES", a déclaré à la
presse David Morgan, le président du Comité.
"Le plus probable"
est que le vote du Comité soit confirmé lors des sessions plénières,
jeudi et vendredi prochains, a-t-il ajouté, soulignant qu'"il
est très inhabituel que le cours d'un vote soit modifié dans cette
instance".
Une seconde proposition
du Japon, visant à la reprise du commerce des produits à base
de rorquals de Bryde du nord du Pacifique, doit être examinée
par le même comité.
En présentant ses
propositions mardi, le Japon avait affirmé que ces deux espèces
de baleines "ne sont pas en danger" et qu'elles ne devaient pas
rester sur la liste des espèces menacées.
"Toutes les espèces
de baleines ne sont pas en danger et beaucoup d'espèces sont abondantes",
a déclaré jeudi à l'AFP Shuya Nakatsuka, chef de l'agence des
pêches du ministère japonais de l'Agriculture.
"La position du
Japon à la CITES est que quelque chose qui est suffisamment abondant
pour être utilisé de façon durable, doit l'être si tel est le
voeux d'un pays", avait-elle ajouté, réitérant que son pays ne
tentait pas, comme certaines organisation non gouvernementale
l'affirment, de contourner le moratoire sur la chasse à la baleine,
instauré en 1986.
Quelque 2.000 experts
participent à la conférence de Santiago, ouverte dimanche et devant
se prolonger jusqu'au 15 novembre, après une pause samedi et dimanche
prochains.
Ils examinent une
soixantaine de propositions destinées à gérer un marché complexe
et lucratif, allant des éléphants aux orchidées, en passant par
les baleines, les hippocampes, des oiseaux, des reptiles ou l'acajou.
La CITES, ou Convention
de Washington, signée en 1973, est un outil de réglementation
commerciale répertoriant les différents animaux ou végétaux dans
trois catégories (sous forme d'annexes), en fonction du danger
que leur vente ferait peser sur leur survie.
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