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jeudi 07 novembre
2002 - 22h15
CITES
- Faune
menacée : appel à la création d'une police spécialisée
SANTIAGO (AFP) - Des mesures
plus énergiques, telle la création d'une police spécialisée, doivent
être adoptées pour contrôler le commerce illégal d'animaux et
de plantes en danger d'extinction, a déclaré jeudi un haut responsable
de la CITES, dont la 12ème conférence se déroule à Santiago.
La Convention sur
le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages
menacées d'extinction (CITES) "a besoin de polices spécialisées
dans les délits contre la vie sylvestre, telles celles s'occupant
de la drogue et des armes", a déclaré à la presse John Sellar,
un responsable du contrôle de l'application des résolutions de
la CITES.
Ces corps policiers
spécialisés devraient permettre d'appliquer toutes les décisions
prises lors des précédentes conférences de la CITES pour protéger
les espèces menacées, a-t-il dit, estimant également necessaire
un engagement politique plus important des gouvernements pour
assurer l'application des résolutions adoptées.
"Nous qui travaillons
à l'application pratique de la Convention, nous constatons souvent
que nos efforts sont frustrés parce que des policiers des douanes,
des parlementaires et des gouvernements ne prennent pas suffisamment
au sérieux ce sujet", a-t-il affirmé.
Le représentant
sud-africain à la conférence, Gert van Merwe, a pour sa part souligné
l'importance de la collaboration entre Interpol et la CITES pour
lutter contre les nombreux trafics portant sur des animaux et
des plantes.
Le Secrétariat
Général de la CITES a cependant rappelé que les opérations de
contrôle étaient difficiles à mener, et parfois mêmes dangereuses,
surtout dans certaines régions d'Asie et d'Afrique.
La CITES, ou Convention
de Washington, signée en 1973, est un outil de réglementation
commerciale répertoriant les différents animaux ou végétaux dans
trois catégories (sous forme d'annexes), en fonction du danger
que leur vente ferait peser sur leur survie.
Sa 12ème conférence,
réunissant quelque 2000 délégués de 160 pays, examine jusqu'au
15 novembre une soixantaine de propositions destinées à gérer
un marché complexe et lucratif, allant des éléphants aux orchidées,
en passant par les baleines, les hippocampes, des oiseaux, des
reptiles ou l'acajou.
(Photo : Eléphants d'Afrique
Par Alexander Joe)
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